Samedi aura lieu la première grande classique de la saison : Milan San Remo.
L'année passée Filippo Pozzato s'était imposé, devançant les sprinteurs, au bout d'une course de 300km.

Nuyens : "Milan- San Remo n'est pas une course pour moi, un sprint ne pourra pas ête évité sur la Via Roma, d'après moi! Cela reste un monument ce MSR et c'est tellement fantastique lorsque l'on gagne! J'ai besoin de ces kilomètres pour ce qui suit."
Gilbert : "Milan - Sanremo, c'est fou. Une fois le sommet du Turchino, cela va à une vitesse insensée, il faut rouler constamment à un rythme cardiaque élevé. Continuellement à bloc. C'est une classique à part. Au départ, tout le monde pense qu'il peut gagner mais lors des 40 derniers kms, seuls les vainqueurs potentiels roulent devant. Un sprint après 294 km est naturellement différent qu'un sprint après 180 km. On sprinte à Sanremo avec nos dernières forces mais dans le meilleur des cas, je peux être 5e ou 6e. Je dois essayer de profiter d'un moment d'hésitation à la manière de Andreï Tchmil ou Pippo Pozzato"

Milan San Remo a été remporté par Oscar Freire. Il devance Allan Davis et Tom Boonen. L'échappée matinale a été reprise dans la Cippressa. Pellizotti tente sa chance avec Popovych et Moletta qui chute dans la descente. Les Quick-Step menent le train avec Rosseler en tête afin de revenir sur les échappées. Ils seront repris dans le Poggio. C'est là que Ricco et Gilbert tentent à leur tour de s'échapper. Ils comptent une poignée de seconde au sommet. Ils seront repris sous la flamme rouge. Le sprint est lancé par les Milram de Petacchi et Zabel. Freire s'impose devant Davis, Boonen, McEwen et O'Grady.
Voici les belges au départ et leurs résulats :
-De Weert (Cofidis) - 158ème à 19'13''
-Nuyens (Cofidis) - 44ème à 0''
-Scheirlinckx (Cofidis) - 114ème à 9'37''
-Detilloux (Française des jeux) - NC
-Gilbert (Française des jeux) - 21ème à 0''
-Aerts (Predictor) - 40ème à 0''
-Hoste (Predictor) - NC
-Roesems (Predictor) - NC
-Vansevenant (Predictor) - 108ème à 4'48''
-Van Summeren (Predictor) - 87ème à 2'22''
-Leukemans (Predictor) - 88ème à 2'38''
-Boonen (Quick Step) - 3ème à 0''
-Hulsmans (Quick Step) - 109ème à 6'32''
-Rosseler (Quick Step) - 90ème à 3'15''
-Van Impe (Quick Step) - 147ème à 9'37''
-Gardeyn (Unibet) - 112ème à 8'03''
-Merckx (T-Mobile) - 84ème à 1'23''
Boonen : "J'ai l'impression d'avoir 85 ans. J'ai néanmoins eu de bonnes sensations durant toute la journée. Sur la Cipressa et le Poggio, je n'ai pas eu de mal à suivre les meilleurs. L'équipe aussi a bien fait son travail. Je crois que nous avions la meilleur équipe dans la finale. Mais nous avons été surclassé par Oscar Freire dans le sprint. Le meilleur a gagné. J'ai calé dans le sprint et n'ai pas réussi à le passer. Il faut pouvoir reconnaître avoir été battu. J'ai de plus hésité lorsque Reynes et McEwen m'ont débordé par la gauche et la droite au lancement du sprint. Il n'y avait rien à faire contre Freire et je suis plutôt content qu'après une quatrième et une huitième place je sois maintenant sur le podium. Mon dos? Tout s'arrange, j'avais de bonnes sensations aujourd'hui mais 300km de course, c'est tout de même usant!"
Gilbert : "J'ai joué et j'ai perdu, mais c'est la loi du sport. Sur la Cipressa je suis resté trois à quatre kilomètres avec les meilleurs devant. Mais lorsque j'ai vu qu'aucune décision ne viendrait, je suis resté tranquille, j'ai récupéré et j'ai tout misé sur le Poggio. J'ai dû mordre sur mes dents pour pouvoir répondre à l'attaque attendue de Riccó , mais j'y suis arrivé. L'Italien a été le plus fort dans l'ascension, moi le plus fort ensuite. Nous nous sommes donnés entièrement à cent pour-cent, mais cela ne nous a rien rapporté"
Sergeant (Predictor) : "J'ai peur que Robbie ait manqué une chance unique de remporter MSR. L'équipe a fait du bon travail pour Mc Ewen, surtout pour le ramener devant après une chute mais à la fin il s'est retrouvé tout seul. Rodriguez (malade), lui a fait défaut. Quant à Leif Hoste, Il est encore tombé ,comme à Tirreno. C'est surtout mentalement qu' il faudra accomplir du travail car au niveau de la condition physique, tout semble au point."
Freire : "J'étais confiant avant le sprint. Quand Ricco et Gilbert sont sortis dans le Poggio, j'étais bien placé mais j'ai préféré attendre. Petacchi avait plusieurs coéquipiers avec lui et j'ai pris sa roue. C'est le moment clé, être bien placé au virage qui suit la flamme rouge. J'ai eu la place pour sprinter, tout s'est bien passé. Je savais que j'étais prêt même si je n'ai pas gagné d'étape à Tirreno-Adriatico. C'est une victoire importante car, l'année dernière, je n'ai pas bien réussi dans les classiques."